15 novembre 2009
Au fil des doigts
coule l'encre longue et bleue du crépuscule
.
CCO
11/09
29 septembre 2009
L’impertinence du vivant
du haut de son silence
fleuri d’écumes de printemps
de ses jardins percés de neiges
de ses soleils brûlés de mains
de ses rivières anémiées
de ses forêts éventrées d’églantines mortes
20 septembre 2009
A ceux qui se proclament "poètes", un peu d'humilité
Le Challenge, c'est de se poser les bonnes questions, d'avoir peur, de vider ses surrénales, de se donner du mal, et d'y arriver. L'effort a autant de valeur que le résultat ; rien de plus écoeurant que d'entendre, de lire, de voir des gens sûrs d'eux, pédants, persuadés d'être bons ... ceux là n'ont de goût que le regard ignorant des autres. ils se regardent dans un miroir et se dévorent des yeux.
06 août 2009
à cet instant
... Et si les rivères, d'elles même gagnent le vent, emportent-elles l'espérance d'une écume à peine effleurée, gardent-elles comme tes yeux gardent le silence, la flamme bleue de la nuit tendue d'un arc vers les étoiles ?
Et si, dans la tourmente de ce coeur, celui à l'intérieur d'ici, j'entends battre le temps, sourdement, et si les braises de nos vies parfois donnent l'illusion d'être promises à de jours meilleurs, et si les chemins écaillés de poussières flottent autour de tes jambes, et si au lendemain je ne donnais qu'une étreinte, et si ce jour était le dernier où j'écrivais.
Corinne Cornec Orieska
6 août 2009
17 juillet 2009
Et puis,
la douce esquisse de ses lèvres
dans le fouillis de mes papiers
de chairs
.
cco
17/07/2009
29 juin 2009
Elle avait la désespérance des étoiles tombées du ciel, des rideaux de pluie arrachées à la lumière dense de l'hiver , puis, le temps s'évanouit et perdura, l'instant prolongé de la vie dans ce qu'elle a de vrai, aggripé à son intérieur profond ...
Tous droits réservés.
Corinne Cornec Orieska
10 juin 2009
Il pleut des hirondelles. Entre leurs ailes, le baiser des jours heureux.
CCO.
10/06/2009
26 mai 2009
prière ?
Quand mes paupières ferment doucement la nuit
quand ces deux feuilles blanches
dessinent le temps de ma vie
Il y a la mer
au-dessous
ces globes bleus
deux îles au fond du rien
Quand sur ma peau
s'étend la cendre du sable
les dunes n'ont d'autre prière
que celle des étoiles à brûler dans le ciel
Il y a la mer
quelque part
ces globes bleus
deux îles au fond du rien
mon néant
Quand dans mes jours
la mort me visite
quand elle me tient et croit me servir
mon coeur ose respirer
du même souffle que le tien
Il y a la mer
au fond de toi
deux globes nus
deux îles au fond de moi
mon amour
.
CCO
extrait de "grains de lune" - ed. Ouaknine
12 mai 2009
Laisser couler le sable de la vie
de chaque oreillette
vers chaque ventricule
laisser couler
cco
01 mai 2009
Un collier de toi
noué de perles aux étoiles.
Les pages de tes yeux ont une âme.
CCO




