Parce que du bonheur il reste le bon et que l'heure s'évanouit au milieu des paumes, parce que je suis, comme Prévert l'a écrit "ce que je suis, que j'aime celui qui m'aime, que je plais à qui je plais" ... Ce soir, j'ai décidé que mes mains écriraient à toute heure, n'importe quand, parce que peux, parce que je suis.

Je ne pense pas qu'il faudra réfléchir, comme j'aime écrire comme on regarde un paysage et s'émeut, simplement, vite, se baignant dans l'essence impitoyable et vraie des choses telles qu' elles sont.

Du jardin boréal où le chêne foudroyé de "la Justice" a fini de cracher la sève, de l'herbe haute dressée comme un soupir vers le ciel invisible, des léthargies d'automne à peine dessinées,  aux nénuphars soupirant d'humeur aqueuse, j'écris parce que je peux. Parce que je suis.

le 18 novembre 2010,

20H44 à 20H57

corinne cornec orieska