Le vent gagne ses forteresses

au fil de l'eau désunie

saperlipopette, une brindille

 

L'infinie patience des étoiles

a eu raison du silence

A l'horizon du destin

un chat veille sur la nuit

 

Un corsaire égoiste

déchire la lumière

de sa funeste vanité

Les chevaux soignent les nébuleuses

Le foin de la passion brûle

à la lenteur du temps

et la tempête

brisée à la cime des falaises

rejoint l'écume des comètes

 

L'espoir de guérison est vain

mais le clown se joue de l'amertume

dans le clair-obscur de ses songes.

 

Achille, le guerrier du crépuscule

armé jusqu'aux talons

éperonne les requins jaunes d'Orlinda.

Du monde d'Orlinda

où l'amour est un fleuve sans fin

l'amitié autant d'étincelles

que dans le feu du bonheur

il va vers la Terre

ce désert de folie

où l'homme a dévasté l'humain

 

Il va

avec l'envie des mots

semer aux vents des marées

le précieux soleil de la vie

Il va

le coeur combattant

offrir aux dernières lueurs des hommes

le pain, l'eau, les tartiflettes

 

Au pied d'un vieux chêne, foudroyé à l'ouverture de sa chair

il se repose

L'aigrette et le chien nourrissent ses rêves

un instant

 

l'ombre de la patience

rôde

tel un ventre vide

Le dernier risque à prendre est celui de survivre  à la faim

Allons enfants

de la patrie de l'innocence

chamboulez le silence

faites du bruit une correspondance

une chanson

l'ode à la lumière abracadabrante

 

Jouez à délivrer le courage de vos perles

devinez la rosée dans la joie de la liberté

Osez saluer la vie, l'envie

encombrez vous d'amour

Dites, écrivez, tracez,

dessinez, sculptez

l'amour

dans  le bonjour de l'aube.

 

cco - 2016