24 novembre 2010.

Combien de bougies n'auront pas été soufflées.

Novembre est triste. J'ai toujours détesté l'hiver.

Il me rappelle la mort.

Ma voisine.

De toute manière, de souffler tes bougies, tu t'en moquais, l'important c'était d'être là. Si tu savais le nombre de cons que je vois tous les jours. Dans la littérature, c'est comme dans tout ce qui a pu t'exaspérer en politique, et moi dans la mode ...  il y a toujours des "donneurs de leçon", tu sais, les pseudo-profs à quat'sous qui te disent le "bien penser", la "bonne conduite" ... des Karl Lagarfeld avec un éventail planté dans le cul ... si si ...

Ces gens-là m'énervent mais je n'ai plus envie de leur répondre. Je les élimine chaque jour de ma page internet.

Mais il y a les valeurs sûres, ces Mohamed, Eve, Béatrice, Alain, Michèle, Jean-marc, Leaves, Romain,  et tant d'autres qui se sentent "orphelins", comme nous.

C'est peut-être la poésie, le refuge aux orphelins, ou la cour des miracles pour ceux qui se sont proclamés intellectuels.

"On" ne comprend rien, c'est "hermétique", il faut vraiment aimer ça pour vouloir y entrer, fermer les yeux et ressentir.

La main tendue de ton amour t'a rejoint dans la pénombre.

Etre vivant est être soi. Celui qui n'en a pas conscience refuse d'exister.

Exister, c'est oser.

Oser être seul, très souvent.

Mon père, ce soir, je te le confie, je crois que je suis une anarchiste.

CCO, le 24/11/2010,

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