21 octobre 2008
Une nuit d'octobre
Le jour se lève
Sur la page endormie de son linceul
Les étoiles dans le ciel glacial d’une nuit d’octobre
Eclatent la joie des enfants disparus
Au coin d’un feu de forêt
Les cerfs brament à travers la brume
Le silence brûle
La terre respire
L’écume des cœurs qui ont aimé s’élève
.
CCO
21/10/2008
05 mars 2008
"Quand ...", pour Alain Jegou
Quand de la mer, l'écume
aux lèvres tièdes la brume
poussières d'hommes
cherchent
lentement.
cco
03/2008
10 octobre 2007
La force d'un homme
Dans une petite maison de pierre posée près d’un cimetière au milieu de la campagne
un homme seul, assis à une table, pose ses larmes sur un livre, le regard pendu au souvenir
La douleur tremble dans ses mains
et les pages mélangées de sa vie tournent d’elles mêmes
Hier c’était un homme heureux
demain n’existe plus
aujourd’hui il n’est plus rien
Il a aimé comme personne, on l’a aimé comme quelqu’un.
Ses yeux se ferment pendant que son cœur émietté préserve les images heureuses du passé
Chacun de ses soupirs souffle un peu de nuit sur le rêve atténué de ses jours
Le livre scellé pour toujours voit l’homme se déplier lentement et se traîner jusqu’au dehors
Il marche vers le cimetière
Et devant le mur glacé de la tombe muette, il cherche à tâtons la main tendue de son amour .
extrait de "Le jardin boréal"
corinne cornec orieska
09 août 2007
Les lauriers roses
La façon qu’a l’automne
de souffler les lauriers roses
me rappelle le vent
sur ta bouche
.
corinne cornec orieska
01 août 2007
La mort a son visage
Il était jeune et beau.
L’automne tiède caressait doucement sa nuque.
Son regard habillé d’eaux s’imprégnait de lueurs fauves
Il était jeune et beau.
La bouche avait mangé la terre
les yeux brûlaient d’écorces mauves.
La pluie.
Le sang.
La beauté de sa peau blanche.
Il était là.
Posé.
Seul.
.
corinne cornec orieska
08/2007
12 avril 2007
Eclats de vie
Fatras de la
jeunesse
Les fleuves lèchent
tes hivers
Combien de lunes
dans tes éclats de sommeils
combien de tes rêves
échoués
sur les plages
d'une vie ?
.
Corinne Cornec Orieska
avril 2007
04 février 2007
Nervures du vent
L'hiver creuse seul
l'antre du jour
Innocente gerçure
habille d'ions les déserts
et la neige
Rêve oublieux de nos étés ...
.
corinne cornec orieska
02 décembre 2006
Résolution
Dériver dans l’amnios
de la mer
se dire « il a du bon ce sel sur mes lèvres »
S’allonger dans les bras de la nuit
faire semblant d’être mort
se dire « j’ai bien fait de venir »
Et soudain …
Comme il fait noir ici
je ne peux plus sortir
.
corinne cornec orieska
31 octobre 2006
Inflexion
Larmes de nuit
déversent les étoiles
Un bouquet automnal
éclaire
ton visage
… Novembre …
.
corinne cornec orieska
19 octobre 2006
Je n'ai jamais rêvé
La ligne des nuages m’indique
la couleur de mon naufrage
J’attends
pendant que les soleils s’endorment
si seuls dans leurs domaines




