11 novembre 2008
Une journée de novembre à la guerre
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Profondeur des portraits gravés
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De cette guerre
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Il fait froid
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Supplice des pieds macérés, pourrissant de pourriture
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L'odeur des bêtes, forestière
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L’âme infestée d'égouts
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Ainsi soient-elles, les choses de la mort.
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CCO
11/11/2008
24 avril 2007
Ceci est leur sang
Pauvres gars enfonçant leurs pas
et leurs armes
à travers la neige et les gens
Les entendez-vous ... HURLER
Les voyez-vous ... PLEURER
TOUCHEZ ! Leur vomi est ce qu’il reste d’eux
GOÛTEZ ! Ceci est leur sang
Ces pauvres gars
qui pourriront dans les tranchées en herbe du printemps
Les savez-vous mourir ?
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. corinne cornec orieska 24 avril 2007
14 janvier 2007
Exhumation
A Villejuif
les trottoirs sont petits
les pavés inégaux
« Au joyeux bouliste »
pépé servait les vieux
Ils sont là toujours
boivent un dernier coup
Le cimetière est ouvert
entre huit et dix sept
il fait si calme entre les fleurs
Ma tombe est vide
Il reste la pierre
il reste le silence
L’air simple
entre tous ces lits
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corinne cornec orieska
22 septembre 2006
Rivière
Je n'ai d'yeux qu'une rivière
de longues tables grises
j'y pose quelques cailloux
que le vent ne les envole
que le temps ne les fane
Au cimetière
je n'ai d'yeux qu'une rivière
de longues tables grises
...
de longues tables grises
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corinne cornec orieska
21 septembre 2006
A présent
J’émousse les fleurs du soir dans tes yeux de printemps.
Vois-tu
j’ai le visage océan
la bouche écume
Et si mon rire est gelé
c’est qu’il adhère aux lèvres closes
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corinne cornec orieska
20 septembre 2006
Angoisse
Angoisse.
Je respire à l’intérieur du vent
deviens le mécanisme de son souffle
son vide
Te dire adieu … ?
Je ne sais vers où je m’évapore
je vais me répandre devant ces inconnus
qui pensent déjà
« le pauvre, ça y est, il va mourir »
Je ne vois plus ceux que j’aime
c’est plus facile pour les quitter
Vous m’enterrerez
dans un petit coin
Je l’aime bien mon petit coin
mais ce n’est pas celui dont je rêvais
Je ne veux pas qu’on m’enterre
je ne veux pas me vomir
je ne veux pas mourir
Je suis là moi
jusqu’au bout de la vie
13 septembre 2006
Tu signes doucement le silence
Rayon de lune
source de janvier
L’hélice du temps
a broyé les saisons
L’abricotier est en fleurs
ses fruits tomberont sur ton visage
tes yeux clos
Muguet de la nuit s’ouvrant
canne-épée de la lumière
élucident lentement
ton nom …
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corinne cornec orieska
10 septembre 2006
La vie m'oblige
Ma mort est un pays. Libre je m'y rends. Je m'y vomis. Rien ne me regarde. Je ne regarde plus. Ni même le soleil qui se brûle à mon dos ni même la nuit quand elle aime de tout son bleu.
Les fleurs effleureront mes heures
le temps n'a plus d'audace
Je me dirais que c'est toi
qui m'offre un premier bouquet
cette rose
simple et sauvage
Te souviens tu comme elle est belle...
elle nous enivre encore
La mort est ma poubelle. J'y verse mon pus.
Dans la nuit bleue intense
je goûte les étoiles
et m'enfonce
jusqu'à la garde de mon cœur.
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corinne cornec orieska
corinne cornec orieska
Mourir vers toi
Je suis là
clouée
sur le dos des rivières
Flottant comme une ombre
à goûter les étoiles
et bercer ton visage
jusqu’au lit de la mort
le regard grand ouvert
figé
de ton absence
Je te regarde encore
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corinne cornec orieska





