La poussière.
Ne nous invite-t-elle pas à la méditation ?
Qui est-elle ? Comment est-elle ce qu'elle est ? peut-on penser, lorsque nous disons "l'homme est poussière", qu'il n'est qu'infime grain dans l'espace et le temps ? N'est-il pas aussi poussière en soi lorsque son corps se délite après la mort ?
Poussières  d'étoiles, qui se meuvent sous nos regards ébahis, si souvent ignorants, sont-elles vivantes ?
est-ce trace de vie que dans l'éparpillement des chairs, des terres, de l'eau ? ; l'eau se délite-t-elle d'ailleurs pour devenir poussière aussi ? considère-t-on que ce soit le cas lorsque celle-ci s'évapore ?
Et l'âme. Parlons de l'âme, que ce soit celle des fluides ou de l'humain, devient-elle aussi poussière ? ; où se rend-t-elle ? s'éparpille-t-elle en laissant derrière elle ou je ne sais où tout le savoir acquis le long d'une vie ?
D'après le dictionnaire, le mot "poussière" signifie :"  Nom féminin singulier
ensemble de matières réduites en poudre se maintenant en suspension dans l'air 
minuscule particule de matière "
la singularité et la féminité de ce mot ne résident-elles pas ailleurs que dans le mot même ?
Ne fait-elle pas référence, par extension, à "la" mort, à "la" désagrégation,  à "l'ignorance", à "la" dilatation des éléments ?
J'évite volontairement le terme "innocence", car quand je pense à l'humain, est-ce un terme approprié, encore moins existant ?
Je préfère "méconnaissance", non-envie d'en savoir davantage qu'on pourrait associer à quelque forme de paresse peut-être.
Poussière.
Rien à voir avec "pousser" ni "hier" ?
ah bon.
D'accord.
Je m'en réfère donc à ma parfaite ignorance et à la science inexacte, à l'innocence inexistante et au vivant des étoiles.
A la poussière du monde, j'envie la poésie d'une rose ou d'un visage d'enfant qui rit.
Que ces mots soient écrits.
Qu'il en soit ainsi, puisque ceci doit être accompli.
Avant de devenir poussière !

Corinne Cornec Orieska
le 26/01/2010