... Et si les rivères, d'elles même gagnent le vent, emportent-elles l'espérance d'une écume à peine effleurée, gardent-elles comme tes yeux gardent le silence, la flamme bleue de la nuit tendue d'un arc vers les étoiles ?

Et si, dans la tourmente de ce coeur, celui à l'intérieur d'ici,  j'entends battre le temps, sourdement, et si les braises de nos vies parfois donnent l'illusion d'être promises à de jours meilleurs, et si  les chemins écaillés de poussières flottent autour de tes jambes, et si au lendemain je ne donnais qu'une étreinte, et si ce jour était le dernier où j'écrivais.

Corinne Cornec Orieska

6 août 2009