20 mai 2008
Empreinte
La trace du vent
s'éprend du silence
Dans le creux des montagnes mortes
l'arbre s'illustre.
.
corinne cornec orieska
Commentaires
Le vent
Le vent, c'est un peu la route sous notre peau.
Gilles
On y est, tellement l'empreinte de ce vent s'est inscrit dans tes mots.
NH
La trace du silence s'illustre au creux du vent...
Bon jour à vous
je suis souvent en retard pour vous répondre mais vos mots comptent beaucoup pour moi,
un grand merci, un grand bonjour aussi
corinne
le vent de Commana
Commana /vieilles Bretonnes
Aux bruines matinales
Engoncées dans leurs châles
Ecrus d’étoffes qui moirent
Attifées toutes noires
Elles vont par les chemins
Embrumés des matins
Et Leurs sabots résonnent
Tandis que le glas sonne
Elles s’en viennent sous la pluie
Au sortir de la nuit
Fredonnant leurs antiennes
Ces Bretonnes anciennes
Le vent de Commana éructe sa chanson
Un requiem d’Ankou qui virevolte et moissonne
Et des rideaux de pluies ondulent dans les fonds
De vallées sans couleurs aux reliefs atones
Au pardon elles s’en vont
Dans ces montagnes noires
Oubliées du bonheur
Où le ciel toujours pleure
Ainsi vont les Dimanches
Dans ces chemins de boue
Tandis que sous le porche
Un recteur les attend
Ils iront aux fontaines
Qui guérissent les simples
La procession s’ébranle
En suivant les bannières
Elles vont dodelinant
En leurs coiffes éclatantes
Loïc Le Meur
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