Il est des jours et des cendres coulant autour des  arbres comme la nuit entre au fond des yeux. Ces yeux ternis d'ombre et d'étoiles survolant la jeunesse de l'aube. Sur les plateaux arides d'Ouessant, les oiseaux cognent leurs ailes dans le vent. La mousse tendre et les bruyères dansent le long des jambes, le chant d'un coquelicot saigne à l'horizon.
La raison n'a plus de raison.

Le jour naît et s'achève sur les rives du crépuscule.

Le coeur est un autre, la mort cérébrale se fait attendre, dans le soupçon de quelques sens que la nature attend.

Il y a ces fleurs, là, et cette terre mouillée d'empreintes à peine recouvertes où tu plonges,

paupières enlisées jusqu'au front.

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corinne cornec orieska