Ma mort est un pays. Libre je m'y rends. Je m'y vomis. Rien ne me regarde. Je ne regarde plus. Ni même le soleil qui se brûle à mon dos ni même la nuit quand elle aime de tout son bleu.

Les fleurs effleureront mes heures
le temps n'a plus d'audace

Je me dirais que c'est toi

qui m'offre un premier bouquet
cette rose
simple et sauvage

Te souviens tu comme elle est belle...

elle nous enivre encore


La mort est ma poubelle. J'y verse mon pus.

Dans la nuit bleue intense
je goûte les étoiles
et m'enfonce
jusqu'à la garde de mon cœur.

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corinne cornec orieska

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corinne cornec orieska